S’il est naturel que les enfants perdent leurs dents, la chute des dents chez les personnes âgées en revanche doit inquiéter. Bien entendu ce n’est pas un mal sans remède, et il est important de traiter ce problème avant qu’il n’engendre des complications plus graves.

La plupart des chutes de dents chez les personnes âgées sont provoquées par une perturbation du parodonte, c’est-à-dire de tout le tissu qui entoure et soutient la dent : la gencive, les ligaments, le cément recouvrant la dentine et l’os alvéolaire. Et le risque de l’inflammation du parodonte peut même être accru par l’usure et le vieillissement des dents.

Les maladies du parodonte sont de deux sortes : la gingivite et la parodontite.

On parle de gingivite lorsque seule la gencive est infectée, et l’on parle de parodontite si l’infection se développe et atteint les tissus profonds : quand l’os alvéolaire est endommagé par exemple.

Le chirurgien tâche alors d’anticiper, d’identifier et de soigner les maladies de la gencive et du parodonte. Les premières évolutions de ces pathologies ne sont pas toujours apparentes et douloureuses, et c’est pourquoi les consultations préventives sont nécessaires.

Lorsque l’inflammation touche la gencive, un espace se creuse entre la dent et le tissu gingival : c’est que l’on appelle les poches d’approfondissement. Et ces poches sont un espace propice à la prolifération des bactéries. Si ce cas pathologique n’est pas soigné, il en résulte donc une détérioration des tissus profonds. L’os alvéolaire est endommagé et la dent perd son appui : elle devient mouvante et fragile, et finit par tomber.

Les personnes diabétiques, ou de mauvaise hygiène dentaire, ou possédant un faible système immunitaire sont plus sujettes à ces maladies, puisque leur tissu gingival est déficient et plus exposé aux invasions bactériennes.