Une radiographie dentaire permet d’explorer des zones que l’examen visuel ne peut pas toujours révéler. Une carie dissimulée entre deux dents, une infection située autour d’une racine, une dent incluse ou une perte osseuse débutante peuvent ainsi devenir visibles avant l’apparition de signes évidents.

Toutes les radios dentaires ne produisent toutefois pas la même image. Certaines examinent une seule dent avec une grande précision. D’autres offrent une vue d’ensemble des mâchoires. Les examens tridimensionnels, quant à eux, sont réservés à des situations dans lesquelles une image classique ne fournit pas suffisamment d’informations.

La fréquence des radiographies ne doit pas non plus être automatique. Les recommandations actualisées en 2026 par l’American Dental Association et l’American Academy of Oral and Maxillofacial Radiology insistent sur une prescription individualisée, décidée après l’étude des antécédents, des anciennes images et de l’examen clinique. Il n’existe donc pas de règle universelle imposant une radio tous les six mois ou tous les ans à chaque patient.

I. Les différents types de radiographies dentaires et leurs indications

1. Radiographies intra-orales : rétro-alvéolaire, bite-wing et occlusale

Une radiographie est dite intra-orale lorsque le capteur ou le film est placé à l’intérieur de la bouche. Ce positionnement permet d’obtenir une image détaillée d’une zone relativement restreinte.

Les principales radiographies intra-orales sont la rétro-alvéolaire, la bite-wing et la radiographie occlusale.

La radiographie rétro-alvéolaire

La radiographie rétro-alvéolaire, également appelée radiographie périapicale, montre généralement la dent dans son intégralité : couronne, racine, extrémité radiculaire et os environnant.

Elle est particulièrement utile lorsqu’il faut examiner avec précision une dent douloureuse ou suspecter une pathologie située autour de sa racine. Elle peut notamment contribuer à rechercher :

  • une infection ou un abcès ;
  • une lésion périapicale ;
  • une fracture radiculaire ;
  • une résorption ;
  • une anomalie de la racine ;
  • une perte osseuse localisée ;
  • l’évolution d’un traitement endodontique.

En endodontie, c’est-à-dire lors du diagnostic et du traitement des canaux dentaires, les radiographies intra-orales en deux dimensions restent généralement l’imagerie de première intention. Un examen tridimensionnel peut être envisagé lorsque l’examen clinique et les clichés classiques ne suffisent pas à résoudre une situation complexe.

La rétro-alvéolaire offre une grande finesse pour une petite région. Elle n’est toutefois pas destinée à représenter l’ensemble de la bouche. Plusieurs clichés peuvent donc être nécessaires lorsqu’il faut examiner différentes dents.

La radiographie bite-wing

La radiographie bite-wing, parfois appelée cliché interproximal, montre simultanément les couronnes des dents supérieures et inférieures d’un même secteur. Le patient mord sur un petit support afin de maintenir le capteur en position.

Cette technique est principalement utilisée pour détecter les caries situées entre les dents, là où l’inspection visuelle directe reste difficile. Elle peut également aider à observer le niveau de l’os alvéolaire autour des dents, notamment dans le suivi de certaines maladies parodontales.

L’intérêt de la bite-wing est particulièrement important lorsque les espaces entre les dents sont fermés et ne peuvent pas être correctement examinés à l’œil nu. Sa prescription doit néanmoins dépendre du risque carieux réel du patient. L’Agence internationale de l’énergie atomique souligne que les intervalles entre deux séries de bite-wings doivent être déterminés à partir du risque de carie, réévalué selon l’examen clinique, les antécédents et les facteurs comportementaux.

Une personne présentant plusieurs caries récentes, une hygiène difficile ou une sécheresse buccale pourra ainsi nécessiter un contrôle radiographique plus rapproché qu’un patient stable ne présentant aucune nouvelle lésion.

La radiographie occlusale

La radiographie occlusale utilise un capteur plus large placé entre les deux arcades. Elle permet d’examiner une zone étendue du maxillaire ou de la mandibule.

Elle peut être indiquée pour localiser une dent qui n’a pas encore fait éruption, rechercher un corps étranger ou observer certaines lésions osseuses. Elle peut aussi être utilisée lorsque l’ouverture de la bouche ou la coopération du patient rendent les autres techniques intra-orales difficiles.

Son utilisation est aujourd’hui moins systématique dans certaines indications, notamment depuis le développement de l’imagerie panoramique et tridimensionnelle. Elle conserve néanmoins un intérêt lorsqu’une vue plus large est nécessaire sans recourir immédiatement à un examen plus irradiant.

2. Imagerie extra-orale : panoramique, téléradiographie et cone beam

Dans une radiographie extra-orale, le capteur reste à l’extérieur de la bouche. Ces examens couvrent généralement une zone anatomique plus vaste que les clichés intra-oraux.

La radiographie panoramique

La radiographie panoramique, ou orthopantomogramme, fournit une vue globale des dents, des deux mâchoires et de plusieurs structures voisines. L’appareil tourne autour de la tête pendant quelques secondes afin de constituer une image étendue.

Elle peut notamment être demandée pour :

  • observer l’ensemble de la dentition ;
  • évaluer les dents de sagesse ;
  • rechercher des dents incluses ou surnuméraires ;
  • préparer certains traitements orthodontiques ;
  • examiner un traumatisme ;
  • obtenir une première vue avant un projet implantaire ;
  • repérer certaines anomalies des mâchoires.

La panoramique permet donc une exploration générale, mais son niveau de détail reste inférieur à celui d’une radiographie intra-orale. Elle est aussi plus sensible aux déformations et aux erreurs de positionnement. Elle ne remplace donc pas systématiquement une rétro-alvéolaire ou une bite-wing lorsqu’il faut rechercher une petite carie ou examiner précisément l’extrémité d’une racine.

Les recommandations de 2026 considèrent notamment la panoramique comme un examen initial pertinent pour surveiller l’éruption des dents avant un traitement orthodontique, évaluer les dents de sagesse lorsqu’une indication clinique existe ou réaliser une première appréciation avant la pose d’un implant.

La téléradiographie

La téléradiographie du crâne est principalement utilisée en orthodontie. Elle produit une image standardisée du profil ou, plus rarement, de la face.

Le praticien peut y mesurer des angles et des distances entre différents repères anatomiques. Ces données permettent d’analyser les relations entre les dents, les mâchoires et la base du crâne.

La téléradiographie peut aider à étudier :

  • la croissance craniofaciale ;
  • le décalage entre le maxillaire et la mandibule ;
  • l’inclinaison des incisives ;
  • le profil osseux ;
  • la préparation d’un traitement orthodontique ou chirurgical.

Elle ne sert donc pas principalement à rechercher une carie. Son rôle est morphologique et céphalométrique. L’Agence internationale de l’énergie atomique confirme son utilisation pour mesurer des distances et des angles anatomiques, principalement dans le cadre du diagnostic et de la planification orthodontiques.

Le cone beam ou CBCT

Le cone beam computed tomography, généralement abrégé en CBCT, est une technique d’imagerie tridimensionnelle. L’appareil tourne autour de la tête et produit de nombreuses projections ensuite reconstruites par un logiciel.

Le résultat permet d’examiner les structures dentaires et osseuses en trois dimensions. Cette représentation peut être particulièrement utile pour :

  • planifier la pose d’implants ;
  • analyser une dent incluse ;
  • rechercher certains canaux radiculaires complexes ;
  • explorer une lésion osseuse ;
  • évaluer un traumatisme ;
  • préparer une chirurgie maxillo-faciale ;
  • étudier certaines anomalies anatomiques.

Le cone beam ne doit cependant pas devenir un examen de routine. Il expose généralement le patient à une dose supérieure à celle d’une radiographie dentaire classique, avec une variation importante selon le volume exploré, l’appareil et les paramètres utilisés. L’AIEA indique qu’un CBCT couvrant un grand volume présente une dose effective médiane de l’ordre de 100 microsieverts, tout en soulignant que les valeurs peuvent varier considérablement.

Les recommandations actuelles privilégient donc une approche graduée : commencer par l’examen clinique et l’imagerie bidimensionnelle lorsqu’ils peuvent répondre à la question diagnostique, puis réserver le CBCT aux cas dans lesquels les informations supplémentaires auront une influence réelle sur la prise en charge. Lorsque l’examen tridimensionnel est nécessaire, le plus petit champ compatible avec l’objectif recherché doit être sélectionné.

II. Radio dentaire et sécurité : comprendre l’exposition aux rayons X

1. Des doses généralement faibles, mais toujours justifiées

Les radiographies dentaires utilisent des rayonnements ionisants. Cette caractéristique peut inquiéter, mais les doses délivrées par les examens dentaires conventionnels restent généralement faibles.

L’imagerie dentaire représente une part minoritaire de l’exposition collective provenant des examens médicaux. Les risques associés à une radiographie correctement indiquée sont généralement très faibles comparativement au bénéfice attendu : détecter une maladie, poser un diagnostic plus précis ou sécuriser un traitement.

Une faible dose ne signifie toutefois pas que l’examen peut être multiplié sans discernement. Les effets de l’exposition aux rayonnements s’apprécient sur l’ensemble de la vie et en tenant compte des autres sources médicales ou naturelles.

Deux principes guident donc la radioprotection.

Le premier est la justification. Une radiographie ne doit être réalisée que lorsqu’elle est susceptible d’apporter une information utile au diagnostic, au traitement ou au suivi.

Le second est l’optimisation. La dose doit être maintenue aussi basse que raisonnablement possible tout en conservant une qualité d’image suffisante. Ce principe est fréquemment désigné par l’acronyme ALARA, pour As Low As Reasonably Achievable.

La réduction de l’exposition repose sur plusieurs mesures :

  • utiliser des capteurs numériques performants ;
  • limiter le faisceau à la zone examinée ;
  • adapter les paramètres à la morphologie du patient ;
  • positionner correctement la tête et le capteur ;
  • éviter les clichés flous devant être répétés ;
  • consulter les anciennes radiographies lorsqu’elles sont encore exploitables ;
  • réserver le CBCT aux situations qui le justifient réellement.

Les recommandations de l’ADA privilégient notamment la collimation rectangulaire, les capteurs numériques et la récupération des anciennes images afin d’éviter des expositions inutiles.

Le matériel et la compétence de l’opérateur sont donc aussi importants que le type d’examen. Une radio mal centrée peut devoir être recommencée. À l’inverse, un cliché correctement réalisé apporte l’information recherchée dès la première exposition.

2. Enfants, grossesse et protections : quelles précautions prendre ?

Les radiographies dentaires chez l’enfant

Les enfants ne doivent pas recevoir automatiquement les mêmes paramètres d’exposition que les adultes. Leur morphologie plus petite permet d’utiliser des réglages adaptés et leur sensibilité biologique impose une vigilance accrue.

L’enfant peut aussi recevoir plusieurs examens au cours de la croissance, notamment en cas de caries répétées ou de traitement orthodontique. La dose de chaque cliché reste faible, mais l’accumulation des procédures doit être considérée. Les glandes salivaires et la thyroïde font partie des organes particulièrement surveillés en radiologie dentaire pédiatrique.

Le principe est donc de réaliser la bonne image, au bon moment et avec des paramètres adaptés à la taille de l’enfant. Une radiographie ne devrait pas être prescrite uniquement parce qu’un certain âge a été atteint.

La décision dépend de la dentition, du risque de carie, des symptômes, de la croissance, des antécédents et du traitement envisagé.

Peut-on faire une radio dentaire pendant la grossesse ?

Une grossesse doit toujours être signalée au chirurgien-dentiste avant l’examen. Cette information permet d’évaluer la nécessité de la radiographie et d’adapter les précautions.

Pour une radiographie dentaire, la zone exposée se situe loin de l’utérus. La dose reçue par le fœtus est donc très faible, car elle provient essentiellement d’un rayonnement diffusé au niveau de la tête. L’AIEA indique que les doses fœtales liées aux examens dentaires sont faibles en raison de cette distance anatomique.

Une radiographie indispensable au diagnostic d’une infection ou d’une urgence ne doit donc pas être différée automatiquement au seul motif de la grossesse. À l’inverse, un examen non urgent et sans conséquence immédiate sur la prise en charge peut parfois être reporté après discussion avec le praticien.

La décision reste individuelle. Elle repose sur le bénéfice clinique attendu, le type d’image et le degré d’urgence.

Le tablier de plomb est-il toujours nécessaire ?

Les recommandations relatives aux protections ont évolué avec l’amélioration des appareils, des capteurs et de la collimation.

L’ADA et l’AAOMR ne recommandent plus l’utilisation systématique du tablier abdominal ou du collier thyroïdien pour tous les examens dentaires. Une protection mal positionnée peut parfois masquer une partie de l’image, perturber le faisceau et conduire à répéter la radiographie. La priorité est désormais donnée à une indication appropriée, à une bonne collimation et à des paramètres optimisés.

L’AIEA considère également qu’un tablier de plomb n’est pas nécessaire en routine lorsque les équipements et les procédures sont correctement optimisés, tout en reconnaissant certaines situations particulières et la possibilité de l’utiliser à la demande du patient lorsqu’il ne gêne pas l’examen.

Les pratiques peuvent néanmoins varier selon les réglementations nationales, le matériel utilisé, le type d’examen et le protocole du cabinet. L’absence de tablier ne signifie donc pas que la radioprotection a été négligée. Les mesures les plus efficaces sont souvent moins visibles : faisceau réduit, durée d’exposition courte, capteur sensible et absence de répétition inutile.

III. À quelle fréquence faut-il réaliser une radio dentaire ?

1. Pourquoi il n’existe pas de calendrier identique pour tous

Une radiographie dentaire n’est pas un examen qui doit nécessairement être réalisé à chaque consultation. Les recommandations contemporaines rejettent l’idée d’un dépistage radiographique uniforme, effectué à intervalles fixes sans tenir compte de la situation individuelle.

La fréquence dépend notamment :

  • de l’âge du patient ;
  • du développement des dents ;
  • de la présence de symptômes ;
  • du nombre de caries récentes ;
  • du risque carieux ;
  • de la santé des gencives et de l’os ;
  • des traitements en cours ;
  • des anciennes radiographies disponibles ;
  • des résultats de l’examen clinique.

Les recommandations ADA-AAOMR de 2026 exigent qu’un examen clinique complet précède la décision radiographique. Le praticien doit également consulter les antécédents médicaux et dentaires ainsi que les anciennes images lorsqu’elles sont accessibles.

Deux patients du même âge peuvent donc recevoir des prescriptions très différentes.

Une personne présentant plusieurs nouvelles caries, une douleur inexpliquée ou une maladie parodontale active peut avoir besoin de nouvelles images plus rapidement. Un adulte sans symptôme, sans nouvelle carie et disposant de radiographies récentes de bonne qualité pourra souvent espacer davantage les examens.

La visite chez un nouveau dentiste ne justifie pas automatiquement la réalisation d’une nouvelle panoramique. Lorsque d’anciennes images sont suffisamment récentes, lisibles et pertinentes, elles peuvent être transmises et réutilisées afin d’éviter une exposition redondante.

Fréquence des bite-wings

Les bite-wings sont particulièrement dépendantes du risque de carie.

Chez un patient exposé à un risque élevé ou présentant des lésions récentes, elles peuvent être nécessaires plus fréquemment pour surveiller les surfaces interdentaires. Chez un patient à faible risque, dont l’examen clinique reste stable, l’intervalle peut être sensiblement plus long.

L’AIEA précise que la fréquence doit être ajustée au risque carieux actuel et que celui-ci doit être réévalué régulièrement. Aucun intervalle unique ne peut donc être appliqué mécaniquement à tous les enfants ou à tous les adultes.

Fréquence de la panoramique

Une radiographie panoramique n’est pas destinée à être répétée chaque année par principe.

Elle peut être demandée lorsqu’une vue globale est nécessaire : dents de sagesse, évolution d’une dent incluse, traitement orthodontique, traumatisme, projet chirurgical ou implantaire. Sa répétition doit être liée à une nouvelle question clinique ou à un suivi ayant une réelle utilité.

Fréquence du CBCT

Le CBCT ne possède pas non plus de périodicité standard. Il doit rester un examen ciblé, prescrit lorsque l’imagerie classique ne répond pas suffisamment à la question clinique.

Il ne doit pas être utilisé comme examen général de dépistage ou répété simplement pour « vérifier » une situation stable. Sa fréquence dépend exclusivement du contexte thérapeutique et de la nécessité d’obtenir une information tridimensionnelle nouvelle.

2. Les situations dans lesquelles une nouvelle radiographie peut être nécessaire

Une nouvelle radio peut devenir pertinente même lorsqu’un patient en a déjà réalisé une récemment. Tout dépend de la zone concernée et de l’apparition de nouveaux signes.

Une douleur dentaire inexpliquée

Une douleur spontanée, une sensibilité persistante au chaud ou au froid, une gêne à la mastication ou un gonflement peuvent justifier une radiographie ciblée.

Une rétro-alvéolaire peut alors aider à rechercher une carie profonde, une infection, une atteinte de la racine ou une modification de l’os environnant.

Un traumatisme

Après une chute ou un choc sur la bouche, l’examen clinique ne suffit pas toujours à exclure une fracture dentaire, radiculaire ou osseuse.

Plusieurs incidences peuvent être nécessaires. Dans les traumatismes complexes, un examen tridimensionnel pourra être envisagé si les clichés classiques n’apportent pas assez d’informations.

Une suspicion de carie entre les dents

Une carie interproximale peut évoluer sans être visible directement. La bite-wing est alors particulièrement utile lorsque l’espace entre les dents ne peut pas être correctement inspecté.

La décision tient compte du risque carieux et de la présence d’autres signes, comme une cavité récente ou une restauration défectueuse.

Une maladie des gencives

En cas de parodontite, les radiographies servent à apprécier le niveau osseux et à établir une situation de référence. La fréquence du suivi dépend ensuite des observations cliniques et de la réponse au traitement.

Les recommandations de 2026 indiquent que l’évaluation radiographique des sites atteints contribue au diagnostic et au bilan initial. Elles précisent également que la périodicité doit dépendre des résultats cliniques et de l’évolution après traitement. Le CBCT n’est pas recommandé en routine pour le suivi parodontal, sauf dans certains cas complexes de planification.

Un traitement endodontique

Lors d’un traitement de canal, des radiographies peuvent être réalisées avant, pendant ou après l’intervention. Elles permettent d’étudier les racines, de contrôler certaines étapes techniques et d’évaluer l’évolution de la zone traitée.

Le nombre de clichés doit néanmoins rester limité aux images nécessaires au bon déroulement du soin.

Un projet implantaire

Une panoramique peut être utilisée pour une première évaluation. Le CBCT est ensuite souvent envisagé pour planifier précisément la position de l’implant, mesurer le volume osseux et repérer les structures anatomiques à protéger.

Les recommandations actuelles préconisent une panoramique initiale lorsque l’indication existe, puis un CBCT pour la planification préchirurgicale et le positionnement implantaire.

Un traitement orthodontique

L’orthodontiste peut demander une panoramique, une téléradiographie ou des clichés intra-oraux selon le problème à étudier.

Ces images servent notamment à surveiller l’éruption, examiner les racines, repérer les dents incluses et analyser les relations entre les mâchoires. Elles ne doivent toutefois être répétées que lorsque les résultats sont susceptibles de modifier ou de sécuriser le traitement.

Conclusion

La radiographie dentaire ne correspond pas à un examen unique. La rétro-alvéolaire explore précisément une dent et sa racine. La bite-wing recherche surtout les caries interdentaires et certaines pertes osseuses. La panoramique donne une vue générale des mâchoires, tandis que la téléradiographie accompagne principalement les traitements orthodontiques. Le cone beam apporte enfin une représentation tridimensionnelle réservée aux situations complexes.

Les doses associées aux radiographies dentaires classiques sont généralement faibles. Leur sécurité repose néanmoins sur deux exigences fondamentales : chaque image doit être justifiée et l’exposition doit être réduite au niveau nécessaire pour obtenir une information diagnostique exploitable.

Quant à la fréquence, aucune formule universelle ne s’applique. Elle dépend du risque de carie, de l’état des gencives, de l’âge, des symptômes, des traitements en cours et des radiographies déjà disponibles.

Une radio dentaire ne devrait donc être réalisée ni par automatisme ni par inquiétude excessive. Elle doit répondre à une question clinique précise, choisie et interprétée par un professionnel après examen du patient.