La grossesse entraîne de nombreux changements physiologiques. La bouche n’y échappe pas. Certaines femmes constatent que leurs gencives deviennent plus rouges, gonflent ou saignent plus facilement au brossage. Les nausées, les vomissements et les modifications alimentaires peuvent également perturber l’équilibre bucco-dentaire.
Ces manifestations sont fréquentes, mais elles ne doivent pas conduire à considérer les problèmes dentaires comme une conséquence inévitable de la grossesse.
Au contraire, les organismes professionnels de référence recommandent de maintenir les consultations dentaires nécessaires pendant cette période. Les soins préventifs, diagnostiques et restaurateurs sont considérés comme sûrs pendant la grossesse, et les urgences dentaires ne doivent pas être inutilement repoussées.
Une bonne coordination entre la patiente, son chirurgien-dentiste et, lorsqu’une situation particulière l’exige, son médecin ou son obstétricien permet de traiter les problèmes existants tout en adaptant les précautions à la grossesse.
I. Pourquoi la grossesse peut-elle modifier la santé de la bouche ?
1. La gingivite gravidique : comprendre les gencives rouges, gonflées ou sensibles
La gingivite gravidique, ou gingivite de grossesse, correspond à une inflammation des gencives apparaissant ou s’accentuant pendant la grossesse.
Elle peut se manifester par :
- des gencives rouges ;
- un gonflement ;
- une sensibilité inhabituelle ;
- des saignements pendant le brossage ou l’utilisation du fil dentaire ;
- parfois une gêne lors de la mastication ou du nettoyage interdentaire.
Les modifications hormonales de la grossesse peuvent amplifier la réponse inflammatoire des tissus gingivaux aux bactéries présentes dans la plaque dentaire. Autrement dit, les hormones ne signifient pas que les gencives doivent nécessairement devenir malades : elles peuvent surtout rendre les tissus plus réactifs à une accumulation de plaque qui aurait auparavant provoqué moins de symptômes.
Pourquoi les gencives saignent-elles davantage ?
Une gencive inflammatoire devient plus vascularisée et plus fragile.
Le simple passage d’une brosse à dents ou d’un fil interdentaire peut alors provoquer un saignement.
Une erreur fréquente consiste à réduire le brossage lorsque ce phénomène apparaît.
Or, lorsque le saignement est lié à une accumulation de plaque et à une gingivite, arrêter de nettoyer correctement les dents peut entretenir l’inflammation. Il est généralement préférable de poursuivre une hygiène méticuleuse avec une brosse souple, sans exercer une pression excessive.
Le saignement doit toutefois être signalé au dentiste s’il est fréquent, important ou persistant.
Gingivite et parodontite : quelle différence ?
La gingivite concerne principalement les tissus superficiels entourant la dent.
Lorsqu’elle est prise en charge suffisamment tôt, elle est généralement réversible.
La parodontite est différente. Il s’agit d’une atteinte plus profonde du système de soutien des dents, susceptible d’entraîner une perte osseuse et, à terme, une mobilité dentaire.
Cette distinction est importante pendant la grossesse.
Des travaux scientifiques ont observé des associations entre la maladie parodontale et certains événements obstétricaux défavorables, mais cela ne démontre pas qu’une parodontite en soit nécessairement la cause directe. Les données restent suffisamment importantes pour justifier une prise en charge de la maladie parodontale lorsqu’elle est diagnostiquée. Le traitement parodontal pendant la grossesse est considéré comme sûr et améliore la santé bucco-dentaire maternelle.
La bonne attitude n’est donc ni de paniquer devant quelques saignements ni de les ignorer pendant neuf mois.
Un examen permet de déterminer s’il s’agit d’une gingivite superficielle, d’un problème parodontal plus avancé ou d’une autre cause.
Qu’est-ce que le « granulome gravidique » ?
Chez certaines patientes peut apparaître une petite masse rouge sur la gencive, parfois appelée granulome gravidique ou granulome pyogénique.
Malgré son apparence parfois impressionnante, cette lésion est généralement bénigne. Elle est associée à une réaction inflammatoire locale pouvant être favorisée par les changements hormonaux. Elle peut saigner facilement.
Il ne faut néanmoins pas tenter de l’identifier soi-même.
Toute excroissance nouvelle, persistante ou saignante dans la bouche doit être examinée par un chirurgien-dentiste afin d’établir un diagnostic précis et de déterminer si une surveillance ou un traitement est nécessaire.
2. Caries, érosion et autres manifestations bucco-dentaires de la grossesse
Les gencives ne sont pas les seules concernées.
Certaines habitudes ou manifestations associées à la grossesse peuvent également augmenter le risque de carie ou d’érosion de l’émail.
Les changements alimentaires
Les envies alimentaires peuvent conduire à manger plus fréquemment au cours de la journée.
Lorsque les prises alimentaires sucrées ou fermentescibles deviennent répétitives, les dents subissent davantage d'épisodes acides favorables au développement des caries.
Ce n’est pas uniquement la quantité totale de sucre qui compte.
La fréquence joue également un rôle important.
Boire ou grignoter fréquemment des aliments sucrés expose les dents à des attaques acides répétées, laissant moins de temps à la salive pour contribuer au rééquilibrage du milieu buccal.
Nausées et difficulté à se brosser les dents
Certaines femmes supportent moins bien la brosse à dents pendant les premiers mois.
Le goût du dentifrice, le contact avec les dents postérieures ou simplement le geste de brossage peut accentuer les nausées.
Cette situation peut provoquer un cercle vicieux : le brossage devient désagréable, la fréquence diminue et la plaque s’accumule davantage.
Quelques adaptations peuvent aider :
- utiliser une brosse à petite tête et à poils souples ;
- changer de goût de dentifrice si celui utilisé déclenche des nausées ;
- choisir un moment de la journée où les nausées sont moins fortes ;
- nettoyer doucement plutôt que renoncer complètement au brossage.
L’ADA recommande un brossage deux fois par jour pendant deux minutes avec un dentifrice fluoré, ainsi qu’un nettoyage interdentaire quotidien.
Vomissements et érosion de l’émail
Les vomissements répétés exposent les dents à l’acidité gastrique.
Cette acidité peut temporairement ramollir la surface minérale de l’émail. Se brosser les dents très vigoureusement immédiatement après un épisode de vomissement peut alors accentuer l’usure mécanique de cette surface fragilisée.
L’ADA recommande de ne pas se brosser immédiatement après avoir vomi. Il est préférable de commencer par rincer la bouche ; l’ADA mentionne notamment une solution composée d’une tasse d’eau et d’une cuillère à café de bicarbonate de sodium afin de contribuer à neutraliser l’acidité.
Si les vomissements sont très fréquents ou si une sensibilité dentaire apparaît, un contrôle dentaire devient particulièrement utile.
« Le bébé prend le calcium des dents » : une idée reçue
Une grossesse ne signifie pas automatiquement que les dents vont se fragiliser ou tomber.
Les problèmes qui apparaissent pendant cette période sont davantage liés à des facteurs comme l’inflammation gingivale, les modifications de l’alimentation, l’acidité liée aux vomissements, une diminution de l’hygiène ou des caries déjà présentes.
La grossesse nécessite donc une vigilance accrue, pas une résignation face à une prétendue perte dentaire inévitable.
II. Quels soins dentaires peut-on réaliser pendant la grossesse ?
1. Détartrage, caries, dévitalisation, extraction : faut-il attendre l’accouchement ?
Une croyance particulièrement persistante consiste à penser qu’il vaut mieux éviter le dentiste pendant toute la grossesse.
Les recommandations professionnelles actuelles disent le contraire.
Les soins dentaires préventifs, diagnostiques et restaurateurs sont considérés comme sûrs pendant la grossesse. Les organismes professionnels indiquent également que les traitements nécessaires d’une infection, d’une carie non traitée ou d’un problème endodontique peuvent être réalisés lorsqu’ils sont indiqués.
Le détartrage
Un détartrage peut être réalisé pendant la grossesse.
Il devient même particulièrement pertinent en présence de plaque, de tartre ou d’une gingivite.
Le praticien peut également montrer à la patiente les zones qui nécessitent un nettoyage plus minutieux et proposer une technique de brossage adaptée lorsque les gencives sont sensibles.
Dans le cas d’une maladie parodontale plus importante, un traitement parodontal peut être nécessaire. Le détartrage et le surfaçage radiculaire sont considérés comme compatibles avec la grossesse lorsqu’ils sont indiqués.
Le traitement d’une carie
Une carie ne cesse pas d’évoluer parce qu’une patiente est enceinte.
Lorsqu’elle nécessite une restauration, le dentiste peut intervenir pendant la grossesse.
Repousser systématiquement une carie douloureuse ou évolutive pendant plusieurs mois peut permettre à la lésion d’atteindre la pulpe, entraînant éventuellement une infection et la nécessité d’un traitement plus complexe.
L’objectif est donc de traiter au moment approprié plutôt que d’attendre par principe.
La dévitalisation ou le traitement endodontique
Une infection de la pulpe dentaire ou de la région située autour de la racine peut provoquer une douleur importante et parfois un abcès.
Un traitement de canal peut être effectué pendant la grossesse lorsqu’il est nécessaire.
L’ADA et l’ACOG considèrent les traitements dentaires urgents, dont les soins endodontiques, comme réalisables pendant la grossesse ; reporter une urgence peut conduire à une aggravation de la situation.
L’extraction
Une dent présentant une infection importante, une fracture irréparable ou une autre indication d’extraction peut également être retirée pendant la grossesse.
Là encore, le raisonnement repose sur la balance bénéfice-risque.
Laisser évoluer une infection active n’est pas nécessairement plus prudent que la traiter.
Le deuxième trimestre est-il obligatoire ?
Le deuxième trimestre est parfois présenté comme la seule période pendant laquelle les soins dentaires seraient autorisés.
Cette formulation est trop catégorique.
Pour certaines interventions non urgentes, le deuxième trimestre peut être plus confortable : les nausées du début de grossesse sont souvent moins présentes et l’inconfort lié au volume abdominal de fin de grossesse peut être moindre.
Mais les recommandations actuelles indiquent que les soins dentaires nécessaires peuvent être réalisés à n’importe quel stade de la grossesse.
Une urgence ne doit donc pas attendre plusieurs semaines simplement pour atteindre un trimestre particulier.
2. Radiographies, anesthésie locale et médicaments : ce qu’il faut savoir
Ce sont généralement les trois sujets qui provoquent le plus d’inquiétude.
Peut-on faire une radio dentaire pendant la grossesse ?
Oui, lorsqu’elle est cliniquement nécessaire.
Les radiographies dentaires utilisent des doses faibles et la zone examinée se trouve loin de l’utérus. Les organismes professionnels considèrent les radiographies dentaires nécessaires comme compatibles avec la grossesse. Elles ne doivent pas être repoussées lorsqu’elles sont indispensables pour diagnostiquer correctement un problème ou traiter une urgence.
Les recommandations de radioprotection ont également évolué.
Les recommandations actuelles relayées par l’ADA indiquent que le port systématique d’un tablier abdominal ou d’un collier thyroïdien n’est plus considéré comme nécessaire pour les radiographies dentaires modernes lorsque les bonnes pratiques de radioprotection sont appliquées. Les protocoles locaux peuvent néanmoins varier selon la réglementation et l’équipement du cabinet.
La règle fondamentale reste la même : une radiographie doit être justifiée, ciblée et réalisée avec une exposition optimisée.
L’anesthésie locale est-elle possible ?
Une femme enceinte n’a pas à subir un soin douloureux sans anesthésie sous prétexte de protéger son bébé.
L’anesthésie locale peut être utilisée pendant la grossesse lorsque le traitement l’exige. L’ADA indique notamment que des anesthésiques locaux, avec ou sans adrénaline selon la situation clinique, peuvent être utilisés.
Le dentiste choisit le produit, la dose et la technique adaptés à la patiente et au soin pratiqué.
Il est essentiel de signaler la grossesse au praticien, ainsi que son terme et toute éventuelle grossesse considérée comme à risque.
Et les antibiotiques ?
Certaines infections dentaires nécessitent un antibiotique.
Plusieurs antibiotiques couramment utilisés en odontologie disposent d’options compatibles avec la grossesse lorsqu’ils sont médicalement indiqués. L’ADA cite notamment certaines pénicillines, l’amoxicilline, les céphalosporines, la clindamycine et le métronidazole parmi les options pouvant être utilisées dans ce contexte.
Cela ne signifie pas qu’une femme enceinte doit choisir elle-même un antibiotique.
Le médicament dépend de l’infection, des allergies, du terme de la grossesse, des traitements déjà pris et de la situation médicale générale. Toute antibiothérapie doit être prescrite par un professionnel.
Et les antidouleurs ?
L’automédication mérite encore plus de prudence.
La grossesse modifie les recommandations concernant certains antalgiques, et le niveau de sécurité peut également varier selon le stade de la grossesse, la dose et la durée.
L’ADA recommande que les choix concernant le traitement médicamenteux de la douleur soient réalisés avec prudence et, lorsque nécessaire, en coordination avec le professionnel qui suit la grossesse.
Le bon réflexe est donc simple : ne pas prendre ou prolonger un médicament contre une douleur dentaire sans vérifier qu’il est adapté à la grossesse.
Qu’en est-il du protoxyde d’azote ?
L’utilisation du protoxyde d’azote demande davantage de prudence. L’ADA recommande aux personnes enceintes d’éviter son exposition en raison de préoccupations concernant un risque potentiel pour le développement fœtal.
Lorsque la gestion de l’anxiété constitue un problème important, le dentiste peut discuter avec la patiente et son équipe médicale des alternatives les plus adaptées.
III. Quelles précautions adopter pendant les neuf mois ?
1. Construire une routine d’hygiène adaptée aux changements de la grossesse
La prévention reste le moyen le plus simple de limiter les complications bucco-dentaires pendant la grossesse.
Une routine efficace n’a pas besoin d’être sophistiquée.
Deux brossages soigneux par jour
Le brossage doit être effectué deux fois par jour pendant environ deux minutes avec un dentifrice contenant du fluor.
Une brosse souple permet de nettoyer correctement tout en limitant l’inconfort sur des gencives devenues sensibles.
La présence de saignements légers ne signifie pas qu’il faut arrêter de brosser la zone.
Au contraire, une accumulation de plaque peut entretenir la gingivite.
Le geste doit néanmoins rester doux.
Nettoyer entre les dents
La brosse n’atteint pas parfaitement les surfaces situées entre les dents.
Un nettoyage interdentaire quotidien, avec du fil ou un dispositif adapté à la morphologie des espaces dentaires, contribue à éliminer la plaque dans ces régions.
Cette étape devient particulièrement utile lorsque les gencives montrent déjà des signes d’inflammation.
Faire attention au grignotage
Les petites prises alimentaires fréquentes peuvent être difficiles à éviter pendant la grossesse, notamment en présence de nausées.
Lorsque cela est possible, il est préférable de limiter la fréquence des aliments et boissons très sucrés et d’éviter de les consommer continuellement tout au long de la journée.
L’eau constitue généralement le choix le plus simple entre les repas.
Gérer les vomissements sans agresser les dents
Après un vomissement, le réflexe peut être de se brosser immédiatement afin d’éliminer le goût acide.
Il vaut mieux commencer par rincer la bouche et attendre avant de brosser afin de ne pas frotter immédiatement un émail momentanément exposé à l’acidité gastrique.
En cas de vomissements importants et persistants, la question dépasse naturellement la seule santé dentaire et doit également être abordée avec l’équipe assurant le suivi de grossesse.
Conserver les rendez-vous dentaires nécessaires
La grossesse n’est pas une raison pour interrompre le suivi dentaire.
Le CDC recommande les soins dentaires de routine pendant cette période et rappelle que les soins nécessaires comme les soins urgents peuvent être réalisés quel que soit le stade de la grossesse.
Un contrôle précoce peut notamment permettre de détecter une gingivite, une carie ou un problème ancien avant qu’il ne devienne douloureux.
2. Reconnaître les situations qui nécessitent une consultation rapide
Toutes les petites sensibilités ne constituent pas une urgence.
Certains symptômes doivent néanmoins conduire à contacter rapidement un chirurgien-dentiste.
Douleur importante ou persistante
Une douleur qui empêche de dormir, augmente progressivement ou devient pulsatile peut traduire une atteinte pulpaire ou une infection.
Il est déconseillé de simplement tenter de tenir jusqu’à l’accouchement avec des médicaments.
Le traitement de la cause est généralement préférable au masquage prolongé des symptômes.
Gonflement du visage ou de la gencive
Un gonflement associé à une dent douloureuse peut indiquer une infection.
Une infection dentaire peut évoluer et nécessite une évaluation professionnelle.
Si le gonflement devient rapidement important, s’accompagne de fièvre, d’une difficulté à avaler ou respirer, ou d’une altération importante de l’état général, une prise en charge urgente est nécessaire.
Gencives qui saignent continuellement
Quelques traces de sang pendant le brossage peuvent accompagner une gingivite.
En revanche, des saignements importants, spontanés ou persistants méritent un examen.
Le dentiste pourra déterminer si le problème relève d’une gingivite gravidique, d’une maladie parodontale ou d’une autre affection.
Dent cassée ou traumatisme
Une chute ou un choc peut provoquer une fracture dentaire sans douleur immédiate.
Il est préférable de faire examiner rapidement la dent afin d’évaluer l’atteinte et d’éviter une complication secondaire.
Une masse sur la gencive
Une excroissance apparue pendant la grossesse peut correspondre à un granulome gravidique, mais d’autres diagnostics sont possibles.
Une lésion nouvelle doit donc être examinée plutôt qu’autodiagnostiquée.
Informer systématiquement le dentiste de la grossesse
Avant un soin, il est utile de préciser :
- que la patiente est enceinte ;
- le stade de la grossesse ;
- l’existence éventuelle d’une grossesse à risque ;
- les médicaments et compléments actuellement utilisés ;
- les allergies connues ;
- les recommandations particulières données par l’obstétricien.
Lorsqu’une grossesse présente des complications ou qu’un traitement inhabituel est envisagé, le chirurgien-dentiste peut échanger avec l’équipe médicale afin d’adapter la prise en charge.
Conclusion
La grossesse peut favoriser une inflammation gingivale, modifier les habitudes alimentaires et augmenter l’exposition des dents à l’acidité. Les gencives rouges ou saignantes sont donc relativement courantes, mais elles ne doivent pas être considérées comme une fatalité.
Une hygiène rigoureuse et un suivi dentaire adapté permettent de limiter une grande partie de ces problèmes.
Surtout, il n’est généralement pas nécessaire d’attendre l’accouchement pour traiter une carie, réaliser un détartrage ou prendre en charge une infection. Les recommandations actuelles considèrent les soins dentaires préventifs, diagnostiques et restaurateurs ainsi que les traitements urgents comme sûrs pendant la grossesse lorsqu’ils sont correctement indiqués.
Les radiographies nécessaires et l’anesthésie locale peuvent également être utilisées dans ce contexte. Les médicaments, en revanche, doivent faire l’objet d’un choix professionnel adapté à la situation de chaque patiente.
La meilleure précaution reste finalement assez simple : informer son dentiste de la grossesse, ne pas laisser une douleur ou une infection évoluer et maintenir une bonne hygiène quotidienne.
Prendre soin de sa bouche pendant la grossesse ne constitue pas un soin accessoire. Cela fait partie intégrante du suivi de santé de la future mère.